Hello les artistes !

« Cher Public, vous perdrez la possibilité de voir en live divers genres musicaux. L’heure est grave. »

Le décret « Son », portant sur la nouvelle réglementation qui encadre la gestion sonore, est entré en vigueur en octobre 2018. Celui-ci impose de baisser les décibels de l’ensemble des activités musicales la nuit et c’est une catastrophe ! Tout le corps musical (artistes, producteurs, diffuseurs, salles, festivals, équipes techniques) souffrira de cette mesure drastique et difficilement réalisable, comme nous allons le voir plus loin.

Concrètement pour vous, cher Public, vous perdrez la possibilité de voir en live divers genres musicaux. L’heure est grave.

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C’est pour cela que l’association Agis-son, la Sacem et le Prodiss (Syndicat national du spectacle musical et de variété) ont décidé d’unir leurs forces pour créer la campagne #LiveEnDanger. Son slogan : « OK pour un décret qui ne mette pas la scène KO », afin d’informer tout le monde de l’impact économique que ce décret infligera à la filière musicale.

Mais qu’est-ce que dit précisément ce décret « Son » ? Pas de panique, je vous explique :

Ce décret impose que l’on réduise le seuil maximal autorisé de décibels, de 105 dB(a) à 102 dB(a). Les dB(c) devront également être revus à la baisse.

Les décibels A correspondent au volume des fréquences entendues par l’oreille, là où les décibels C correspondent aux fréquences audibles des basses et infra-basses.

Ce qu’il faut comprendre ici, c’est que cette mesure n’est pas applicable de la même façon partout, selon les ressources et l’architecture des salles de concert. Les Zénith tournent déjà autour de ce nombre de décibels, mais n’est pas le cas de tous les autres lieux de concert. Les nouvelles nuances de fréquences infra-basses sont difficilement mesurables en plein air, notamment lorsque celles-ci évoluent en fonction de la météo comme lors d’un festival. Enfin, l’abaissement du niveau sonore toucheront également les Cafés, qui ont déjà des difficultés quant au voisinage et à l’insonorisation de leur établissement. Le volume sonore sera soumis à encore plus de contraintes, rendant probable que certains ne puissent plus accueillir de concerts dans leur enceinte.

Le décret étant piloté par le Ministère de la Santé et le Ministère de l’Écologie, les arguments du ministère de la Culture n’ont pas été considérés. Ces ministères n’ont pas tenu compte de toutes les implications et répercussions concrètes d’une telle loi. A priori, cela mènera la filière musicale dans un flou juridique, créant de nombreux problèmes lors des contrôles du niveau sonore. Les sanctions seront nombreuses : pour l’exploitant du lieu, pour le producteur et pour le diffuseur, qui sont considérés comme co-responsables face à la loi…

Cela met aussi en danger une certaine esthétique musicale.

Par exemple, le dub, le reggae, l’électro ou le hip-hop s’appuient beaucoup sur les basses pour faire ressentir leur art. Il en va de même pour certaines formes de rock, punk, ou métal. La question se pose alors : quelle scène pour nos artistes amateurs de tout bord ?

C’est pour cela que je vous invite à signer la pétition mise en ligne par #LiveEnDanger.

Elle demande que la révision de ce décret ait lieu et que les mesures nécessaires soient prises afin d’éviter des contresens juridiques et matériels. Il est temps de laisser place à la musique.

Pour plus d’informations, je vous partage le communiqué de Agis-Son et de quoi télécharger leurs kits de communication, leurs communiqués de presse et le bilan de leurs tours de France, juste ici :

PÉTITION

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Communiqué

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Kit de communication

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Communiqué de presse

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Bilan tour de France